saint-julien-du-sault – taranis

empilé empaqueté, classé par taille couleur destination, livré pesé et emballé tapis roulant (rose pour les filles, gris pour souris, noir diablotin), pendant ce temps taranis porte une roue, la lance en haut de la colline, julien prend son cheval et saute (sauve-toi !), à l’endroit où ses sabots se posent une source apparaît, merveilleuse, elle insuffle la vie, comme elle court ! et d’une bouffée d’air réveille les automates (qui finiront empilés empaqueté, classés par taille couleur destination, tapis roulant sauvegarde, diable ! sourient les filles en rose, on cherche en vain quelques coïncidences mais les légendes s’arrêtent toujours au bord des grilles)

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ternay-pierre

oh, aller vers la petite ronce, la petite fadette, la petite poucette, la marlaguette (lui demander si le loup s’est remis de son régime végétarien) et la Cendrine n’est pas quelqu’un mais un ruisseau (alors si, finalement, un ruisseau c’est quelqu’un), au bord de l’eau s’y voit une mosaïque, et sa plume vole au ciel pour estre quelque signe, ce qui tombe bien, le ciel ici pomponne (et au virage, on a tourné si vite, si vite, tant que démis des liens du corps pour n’estre qu’un esprit).

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nairn-annie

ne pas savoir ce ciel, de quand il date, les nuages sans âges, mécanique dépourvue de fer, ça se délite se reconstruit à l’identique un pas plus loin, et s’y porter, avancer dans l’espace, au milieu du brouillard mousse enveloppe charnue à traverser d’un doigt, qu’on laisse derrière nous, dans le vide noir profond, avancer, météorites étoiles point de repères mobiles qu’il faudrait oublier et désapprendre à s’orienter, laisser les souvenirs, les anticipations, sentir pointue la petite peur, le vide, le vide, peur qu’on ne laisse pas s’installer, qu’on frape avant le grand vertige, chercher les bords perdre les murs, ne pas tomber (il y a ce genre de cauchemar où l’on tombe sans s’arrêter sans même savoir s’il y a un bas, ne pas savoir est terrifiant) alors garder la petite peur petite et l’écraser avant qu’elle prenne toute la place, tu vois ce ciel sans âge flotter mousse, flotter gronde, tourbillons de vapeur, tu te repères aux gens et surtout aux visages, ils te sourient, te montrent des poissons, fièrement, font du cheval, ils jouent aussi, beaucoup, lancent des balles lancent des billes, établissent des classements, s’émerveillent des points, se désolent de manquer des buts, continuent de sourire, leurs visages tous, celui d’un homme joyeux ou d’une femme en vacances, marchent près du vertige, nuages sans âges, marchent près des comètes, peur écrasée, marchent au bord de la vieille femme de bronze aux yeux vacants

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uruapán-sandra

les bandes jaunes se dédoublent, se détriplent, rien à attendre du réel, que du glissement, les capteurs ripent, se croisent, les barrières montent, les vitres noires avalent les arbres peints, un volcan sort de terre, doucement, quelques mètres à la fois, les paysans s’étonnent, les champs deviennent courbes, les charrues doivent grimper toujours plus chaque jour, évitent le cratère petit qui s’est creusé, c’est un volcan très lent qui gronde peu, un murmure de cascade à lave molle, qui ne brûle presque pas, les paysans s’éloignent et reconstruisent leurs cabanes plus loin en évitant de regarder la bouche oblique, d’entendre ce qu’elle dit, même de la regarder ; sandra tourne le dos au centre, pour ça qu’elle peut sourire

pistes suivies → hasard de Globe genie, recherche d'Uruapán et de photos, Sandra arrive en même temps qu'une légende sans conclusion

moskenesøya-jack

panneau indéchiffrable, cailloux bordure et Haut les crêtes et Ô les crêtes, respirer un air tailladé, se sentir engoncé, petit, ou éclaté, pointes montagnes et pics vertige, baies protégées, côtes découpe à la découpe et anomalie climatique, jack sous une tente bleue comme une goutte, d’eau, eau, haut, Ô, un lac émeraude, une mouette, son cri indéchiffrable repousse les bords, les bords rugueux du ciel de l’eau, est-ce qu’on reste seulement ce qu’on est, là-bas ?

pistes suivies → hasard de Globe genie, fiche de Moskenesøya, qui mène aux îles Lofoten, et en cherchant l'image le bleu de Jack qui happe

trizac – vincent

c’est très beau, sans apprêt, c’est sage et lourd, tranquille, posé là dans le gris comme humble et comme carré de terre à vivre, mains dans les poches à observer les oiseaux, la fumée, le givre quand il fait froid ; c’est beau et incompréhensible, ça ne peut pas se prendre « à bras », ça peut seulement se traverser ou se frôler, en faire le tour est déjà un voyage qui trompe et retourne sur soi ; et incompréhensible cette vie haute, puissante, majestueuse, qui se laisse manier doux – je n’ai jamais compris pourquoi, comment -, les chevaux devraient s’en aller par monts par mondes en nous faisant des bras d’honneur, nous envoyer des rictus aigres avec leurs grandes dents rectangulaires et hennir ça suffit ! et ruer et crier, sabots dans barricades, rugir, escalader, sauter, tout rompre ; au lieu de ça se couchent et implorent l’affection ou la tranquillité, obéissent, tournent en rond, années lumière d’ennui, ces efforts gentils qu’ils doivent faire, et la caresse mendiée, et nous si peu reconnaissants, inconscients, malingres, debout sur nos jambes laides, bornés à imiter la course  

pistes suivies → hasard de Globe genie vers Trizac (où j'apprends comme une litanie, listalaPrévert qu'il y a une "banque postale, un bureau de tabac, une école (...)" et en cherchant des images tout de suite celle du cheval superbe me fait penser à ce que je ne comprends pas

roncade – rosa

fenêtres closes, géométrie-question, celles qu’on se pose : il y aurait eu un grand départ, une tragédie, prirent leurs sacs, se crièrent de se dépêcher ? portes qui claquent refermées pour longtemps sur d’inimaginables jouets, guéridons, photos, lampes et statues de jeune fille à la fontaine et portrait du grand-père en pied, grand chapeau noir et des assiettes accrochées bordées de cassis de fougères, les portes sont fermées sur ces reliques plus de lumière ; fenêtre closes et neuves, personne encore n’y vit ? ça sent la peinture fraîche et le plâtre récent, les carrelages sont blancs, avec quelques morceaux de scotch d’emballage, sur les vitres des bandes avec le sigle de l’entreprise, et qui viendra ; à roncade un château, qui fut neuf, poussière de pierre à peine soulevée, et ancien, mousse sur piédestal noirci, et pluie, mettre un chapeau à larges bords, prendre la pose, rosa est la plus vieille, rosa stella son nom entier, rose et étoile qui vécut tant et tant, je crois que dieu m’a oublié ? dit-elle, au grand départ, questions

pistes suivies → hasard de Globe genie, fiche de Roncade en italien, puis des images dont le château, et la doyenne (si c'était elle sur la photo ?)